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    Chères amies lectrices, chers amis lecteurs,

     

    Mon imprimante a rendu l'âme, la tête imprimante s'est  cassée, après cinq ans c'est une chose qui peut arriver. Ce qui ne devrait par contre pas arriver, c'est qu'après si peu de temps la pièce cassée ne soit plus livrable. C'est pourtant ce qui s'est produit, j'ai donc été obligé d'en acheter une nouvelle et de donner l'ancienne à la déchetterie. Pour une imprimante comme neuve c'est un peu gros ! C'était une Canon qui, jusqu'ici, m'avait donné entière satisfaction, il paraît que c'est la même chose avec toutes les marques, que c'est un genre mafia !

    J'ai quand-même changé de marque, ma nouvelle merveille est une Samsung, j'en ai profité pour changer de système d'impression, c'est un laser au lieu d'un jet d'encre.

     

     

    J'espère pour nous tous, que l'été indien sera moins pourri que  celui, officiel, que nous venons de subir. L'automne aussi sait parfois nous gratifier de bien beaux jours,  c'est ce que je vous souhaite bien amicalement              

                                                    Erwin

     

    Tu dis: Pourquoi ? Moi je rêve et je dis : Pourquoi pas ?     George Bernard Shaw 

     

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    Voyage pour les huitante ans de maman53

    Dominique Junker 

     

    Jeudi 29 juin  Après une bonne nuit de sommeil, qui a duré presque 3 heures car j’ai un peu trainaillé le soir avant, je me lève donc à 4 heures. Petit décrassage et café-chicorée soluble avant de préparer ma valise en vitesse car Myriam, ma sœur, vient me chercher à 5 heures avant que l’on passe prendre maman pour nous rendre au départ du car à 6 heures à Martigny.

    5h15, je téléphone à maman pour lui dire que j’attends toujours Myriam…. Celle-ci vient de lui envoyer un message lui signifiant qu’elle venait de se lever et qu’elle allait arriver au plus vite.

    5h25, elle passe enfin me prendre et 5 minutes plus tard c’est au tour de maman. Départ pour Martigny où nous arrivons à l’heure.

    Nous sommes les derniers à embarquer. C’est un car à deux étages de la compagnie Zerzuben de Viège. Nous nous installons en bas car maman a peur d’avoir le vertige à l’étage. A 6 heures précise notre car démarre.

    Premier arrêt à Montreux où d’autres voyageurs montent. Maman y reconnaît Clovis, une vieille connaissance des Diablerets. Il s’installe avec sa femme derrière nous.

    Les autres voyageurs monteront à bord aux arrêts d’Yverdon, Neuchâtel et Bienne. Le car est complet et notre périple commence véritablement.

    Pause café de 45 minutes au restoroute de Deitingen.

    Puis on perd une bonne heure sur l’autoroute de contournement de Zürich car il y a eu un accident.

    Passage de la frontière autrichienne entre Diepoldsau et Hohenems.

    Ensuite nous nous arrêtons 1 heure pour dîner dans un restaurant sur l’autoroute. Après avoir bien mangé notre voyage continue.

    On passe le tunnel de l’Arlberg long de 14 km puis continuons sur l’autoroute jusqu’à Wörgl. Ensuite les routes nationales nous font passer par Sankt Johann im Tirol et Saalfelden am Steinernen Meer. Peu avant Zell am See nous bifurquons dans le Glemmtal et rejoignons Saalbach où se trouve notre hôtel 4 étoiles, le Berger’s Sporthotel. Une partie des participants loge dans celui-ci, les autres sont dans un hôtel 3 étoiles 150 mètres plus haut dans le village.

    53Il est 19h15, nous prenons la clé de notre chambre et nous nous installons en vitesse pour que nous puissions boire l’apéro avant le souper qui est prévu à 20 heures. On s’installe à une table avec un couple de neuchâtelois et un autre de fribourgeois. Monsieur le fribourgeois est un retraité qui travaille pour une société de lavage de voitures, il connaît bien un de mes voisins qui travaille dans cette même société à Monthey. Après un repas simple mais bon, on va se coucher, car 13 heures de voyage ça fatigue.

     

    Vendredi 30 mai   Je me lève tôt, il est 5 heures et des poussières. Je monte les 3 marches qui me mènent à la salle de bains, bien entendu cela a réveillé maman. Comme le déjeuner est à 7h30 et qu’il est 6 heures, j’en profite pour visiter le village. Village qui se résume par une rue piétonne montante bordée d’hôtels et de restaurants, quasiment tous fermés car nous sommes hors saison. Le nôtre n’a d’ailleurs accueilli que les passagers de 2 cars. Un peu plus haut une vingtaine de Harley Davidson stationnent devant un autre hôtel, j’ai appris par la suite qu’il y avait une concentration de Harley dans la vallée. En fait Saalbach est essentiellement une station hivernale où se déroule des compétitions de coupe du monde de ski féminin.

    Comme il commence à pleuviner je rentre à l’hôtel.

    7h30, enfin l’heure du déjeuner. Beurre, confitures, miel, divers pains, croissants (coupés en deux !!!), yogourts, céréales, fromages à tartiner, charcuteries, jambon, fromage en tranches, saucisses (excellentes), œufs brouillés sont au rendez-vous, accompagnés de thé ou café ainsi que d’eau et jus d’oranges.

    8h45 départ pour Salzburg.

    Arrivés sur place un guide local nous présente la ville avec humour. Où que l’on soit au centre de Salzburg, on aperçoit quasiment toujours le château qui domine la ville. Notre visite commence par les jardins du château Mirabell dans lesquels des séquences du film « La mélodie du bonheur » ont été tournées.

    Nous passons devant la maison où a vécu Mozart, puis devant celle de Herbert von Karajan. 

    53Ensuite nous traversons le pont sur la Salzbach, dont les barrières sont ornées de cadenas. Les amoureux en accrochent un et jettent la clé dans l’eau pour que leur amour soit éternel. Une fois de l’autre côté et après avoir emprunté un passage sous des maisons, nous arrivons dans la Getreidegasse où une collection d’enseignes nous accueille, même celle du McDonald est superbe, en fait celle-ci date de fin 1700 et ils y ont incorporé le M. Dans cette même rue se trouve la maison natale de Wolfgang Amadeus Mozart.

    Puis, en empruntant un autre passage, avec une petite cour au milieu garnie d’un achalandage de souvenirs de Salzburg, on arrive devant l’église de l’Université. Ensuite sur l’Alter Markt il y a une pharmacie dont l’intérieur est resté tel qu’en 1780. En face se trouve une petite maison de 2 mètres 50 de large, elle est coincée entre deux grandes bâtisses et a deux étages de moins, c’est celle d’une joaillerie depuis 1845.53

    Nous continuons sur la  Residenzplatz avec sa magnifique fontaine aux relents italiens de Rome. Puis nous pénétrons dans la cathédrale, elle est magnifique, de style très italien également. Un orgue majestueux au-dessus de l’entrée, de très beaux ornements sculptés, des peintures murales, une coupole impressionnante, mais malheureusement pas la trace du moindre vitrail. En-dessous de la coupole, dans chaque angle se trouve un orgue, à l’époque on jouait régulièrement sur les quatre en même temps. Mozart venait souvent jouer sur l’un d’eux.

    Après nous sommes passés par le Petersfriedhof, cimetière qui se trouve au pied de la falaise du château. Falaise dans laquelle se trouvent des édifices religieux qui m’ont fait penser à la chapelle du Scex à St-Maurice.

    Et l’heure du dîner a sonné. Nous avons mangé au Stift Sankt Peter, le plus vieux restaurant du monde. Mozart, bien entendu, s’y est produit, mais pas comme cuisinier.

    On aurait voulu profiter de notre après-midi libre pour monter au château (en funiculaire), mais comme nous avions rendez-vous au car à 16 heures nous n’en avions malheureusement pas eu le temps. On a donc retraversé tranquillement la vieille ville pour le rejoindre en espérant trouver un café pour boire un coup. Avec difficulté on en a trouvé un, une fois assis on s’est aperçu que c’était un établissement fumeur.

    Le car nous a ensuite emmené via Bischofshofen et Sankt Johann in Pongau à Zell am See pour le Salzburger Musik Frühling, but de notre voyage. Nous fûmes environ 3000 personnes pour assister au concert de Heike Sander, qui a chanté sur bande enregistrée, suivie de l’orchestre Kastelruther Spatzen. Nous étions à une table à 10 mètres de la scène où nous avons grignoté et bu servis par des sommelières en costumes dignes de la fête de la bière à Münich.

    Puis retour à l’hôtel à 30 minutes de car de là. Arrivés à l’hôtel j’ai laissé maman dans la chambre pour profiter de boire la bière avec le couple fribourgeois au bar de l’hôtel.

    Samedi 31 mai  Mon réveil a été un peu plus tardif. A 7h30 nous avons bien profité du déjeuner, puis, comme nous avions rendez-vous à 11 heures au car, nous avons eu tout le loisir de visiter le village qui possède une très jolie église.

    5311 heures, départ pour Zell am See. Après avoir débarqué du car, au moment de traverser la route pour nous rendre dans la vieille ville, nous avons eu la chance de voir passer le défilé des Harley Davidson qui participaient à la concentration, il y en avait entre 100 et 200.

    Notre programme mentionnait un marché paysan, mais rien de spécial et pas grand-chose à se mettre sous les papilles et les pupilles. Nous avons visité l’église, puis dîné à la pizzeria Giuseppe.

    A 13 heures, rendez-vous sur le quai pour prendre le bateau qui nous a permis de faire le tour du lac en 50 minutes, pas grand-chose à voir mais l’ambiance à notre table à l’intérieur était sympa. J’ai pu monter au premier étage qui avait un pont extérieur, par contre celui du deuxième, sur le toit, était malheureusement fermé.

    Puis nous avons eu l’après-midi libre jusqu’à 18 heures, heure de rendez-vous devant la patinoire où se déroulent les concerts. La vieille ville est assez jolie mais pas bien grande et on a eu bien du temps pour visiter ses terrasses. Heureusement on a aussi pu admirer les Harley qui s’étaient parquées dans le centre.

    5318 heures, nous voici devant la patinoire. A 18h30, ouverture des portes, on place notre groupe sur les gradins au fond de la patinoire, pour la convivialité c’est pas terrible. La soirée débute avec Francine Jordi qui a une présence scénique vraiment super, dommage qu’elle chantait accompagnée de bande sonores. Puis ce fut au tour des Zellberg Buam, show très sympa, excellente occupation de la scène et bons musiciens. Et enfin ce fut au tour du chouchou de maman, Hansi Hinterseer, lui aussi a chanté sur une musique enregistrée. J’ai trouvé sa voix monocorde et il m’est apparu bien statique, le temps où il slalomait avec vigueur entre les piquets est bien révolu. L’ambiance était très bonne et toutes les mamies étaient en pamoison devant le bellâtre.

    A la fin du concert la soirée s’est déroulée comme le jour précédent.

    Dimanche 1er Juin  7h30, déjeuner, un peu stressant pour moi car nous avions rendez-vous au car à 8h30.

    Voyage retour par la même route que pour l’aller. Arrêt d’une heure et demie pour dîner au Trofana Tirol, magnifique endroit dédié au tourisme et bourré de monde. Ensuite le tunnel de l’Arlberg nous a  ouvert ses entrailles. Plus tard nous sommes sortis de l’autoroute à Feldkirch où il y avait comme un goût de bouchon pour cause de trop de circulation. Suite du voyage par le Liechtenstein et arrivée en Suisse par Buchs. Puis nous avons rejoint Zürich en longeant les lacs de Walenstadt et de Zürich.

    A la sortie de Zürich pause d’une heure au restoroute de Würenlos qui traverse l’autoroute.

    Continuation du voyage pour déposer les autres passagers à Bienne, Neuchâtel, Yverdon, Montreux et arrivée à Martigny vers 21 heures où Gladys, ma fille, est venue nous chercher. L’ambiance dans le car a été excellente, surtout grâce à 4 couples de la région de Saxon.

    Ce fut un chouette voyage, pour mes huitante ans j’aimerai bien que mes enfants m’emmène voir un concert des Beatles, des Kinks ou de Grateful Dead…

     

    Dominique.    

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    Revue de presse insolite

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    mercredi 18 juin, 12h14

     

    Il roulait sans permis depuis un demi-siècle

     

    NORD-PAS-DE-CALAIS. Au commissariat de Lens (Pas-de-Calais), on n'en revient toujours pas : un sexagénaire a été arrêté, le 12 juin, après avoir roulé cinquante-deux ans sans permis.

    La vie de cet habitant d'Harnes aurait pu continuer tranquillement son cours s'il n'avait oublié, ce jeudi-là, de boucler sa ceinture de sécurité. Lorsqu'il traverse la grande place d'Harnes, la police l'arrête. Aux agents qui lui demandent ses papiers, il présente la carte grise du véhicule ainsi que l'attestation d'assurance, au nom de son épouse, mais pas de permis.

    Embarrassé, l'homme avoue qu'il ne l'a jamais passé. Les policiers découvrent, ahuris, qu'il conduit depuis cinquante-deux ans sans avoir croisé le moindre contrôle, ni provoqué d'accident. Il explique que c'est son père qui lui a progressivement appris à conduire dès l'âge de 10 ans.

     

    Au lieu d'une amende on devrait lui remettre un diplôme !

     

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    Souvenirs d’ailleurs

    suite et fin     Erwin Junker

     

    Des visites, des clients, des amis, ils me font un plaisir énorme, je voudrai les serrer dans mes bras.

    Je les reconnais, je sais qui c’est mais je ne trouve pas leurs prénoms…

    Je sais que je les tutoie, mais je ne trouve pas les prénoms…

    Ne pas le faire voir, il ne faut pas qu’ils s’en rendent compte, il ne faut pas leur faire de la peine…

     

    * * *

     

    Je me réveille, par la fenêtre je vois le soleil qui inonde les champs, les pommiers en fleurs.

    Que c’est beau! Il me semble que c’est la première fois que je vois cela.

    Un jour je me promènerai de nouveau dans la campagne avec ma chienne Kaly. Tiens, c’est vrai, nous avons une chienne, un berger belge tout noir.

    Elle doit se demander pourquoi je ne veux plus la voir, pourquoi je ne l’aime plus.

    Subitement je me rends compte que la vie est faite d’autre chose que d’un lit d’hôpital, qu’il existe autre chose que le soucis de savoir s’il y aura des visites ou de savoir ce qu’il y aura au menu du dîner.

    Je me rends compte que depuis une éternité je ne pensais plus du tout à ce qui se passait en dehors de l’hôpital, à ce qu’il y avait ailleurs, à ce que je reverrai, à ce que je revivrai un jour.

     

    "Dehors" la vie doit continuer avec les mêmes soucis qu'avant.

     

    C’est monstrueux, mais je me surprends à me demander si je ne suis pas mieux ici, pas de soucis, rien à réfléchir, les autres décident pour toi.....

    J’ai peur du „dehors“…

     

    * * *

     

    Je change d’hôpital, je suis transféré à Gravelone pour la rééducation. Je suis sur une chaise roulante, on me met dans un petit bus, je roule à travers la ville de Sion. Je reconnais bien les rues, les magasins. Comme il y a beaucoup de circulation… est-ce que c’était la même chose "avant" ?

    On grimpe sur les hauteurs, c’est vrai, on m’avait dit que Gravelone se trouvait un peu en dessus de Sion.

    Le bus s’arrête, le chauffeur ouvre ma porte, il descend ma chaise, la pousse dans la direction d’une grande porte, est-ce la porte de ma nouvelle prison?

    J’attends dans ma chaise roulante.

    Une infirmière vient me chercher, on prend l’ascenseur, on monte, on ne me laissera donc pas au sous-sol, elle me met dans une chambre, m’aide à m’étendre sur le lit.

    Ma nouvelle chambre d’hôpital est moins moderne que celle de Champsec mais elle me plaît, le soleil l’inonde, la vue par la fenêtre est magnifique.

    Il n’y a qu’un seul lit, j’ai donc une chambre pour moi tout seul !                   On me sert à dîner, je peux choisir parmi plusieurs menus, c’est formidable!

     

    Après le repas c’est la catastrophe, il parait que l’on s’est trompé, ce n’est pas ma chambre!

    Avec mon lit on m’embarque, presque au pas de course on me pousse dans le couloir, dans une autre chambre, une chambre à six lits. Des rideaux permettent de s’isoler un tant soit peu de l’un de l’autre, lugubre…

     

    * * *

     

    Je change souvent de chambre, mon boulot m’y oblige, aujourd’hui ici, demain ailleurs. 

    Les premiers temps mes hôtels étaient plutôt sordides, un lit, un chevet et une chaise bancale étaient souvent mon seul univers les journées de travail terminées. Douches et toilettes se trouvaient dans le couloir.

    Par la suite cela c’est amélioré, j’ai pu me permettre de descendre dans des hôtels plus accueillants, les lits étaient plus confortables, il y avait une table, des lampes me permettaient de travailler, d’écrire mes rapports, plus tard il y avait même la télévision et le téléphone et naturellement douche et WC.

    Généralement j’étais tellement fatigué que je ne mettais pas long à plonger dans les bras de Morphée !                                             

    * * *

     

    Une doctoresse vient m’ausculter sur mon nouveau lit, elle tire le rideau d’un crème pisseux qui entoure mon plumard, c’est ce qu’ils font certainement lorsque un malade arrive au bout de son calvaire… ce n’est quand même pas encore mon tour?

    Non, la doctoresse trouve que je suis en pleine forme… elle oublie de dire en forme de quoi.

    On me promet une autre chambre, je ne crois pas que je supporterai longtemps d’être entassé dans celle-ci. 

    Finalement j’ai quand même reçu une chambre pour moi tout seul, j’y suis bien.

    Je m’habitue à ma chaise roulante, ce n’est pas évident de la diriger lorsque l’on a un côté du corps qui ne veut pas !

    Mes journées sont assez bien remplies entre les séances de physio ou de logo, les passages des toubibs, les repas et les visites.

    Aujourd’hui je me suis vu dans ma chaise roulante, une porte vitrée faisant miroir. J’en suis donc réduit à cela… ce petit tas informe, tout tordu, qui se déplace tant bien que mal par saccades désordonnées. Si c’est cela ma vie à l’avenir…

     

    * * *

     

    Un orthopédiste est venu prendre mes mesures pour des chaussures qui me permettront de marcher. Je ne sais pas si j’en suis content, d’un côté je crois qu’oui, d’un autre je sens comme une confirmation définitive que je ne suis plus comme avant.

     

    * * *  

     

    Les berges du Rhône plaisent bien à Kaly, à moi aussi d’ailleurs.

    Cela me permet de faire un peu de  marche, j’aime cela et je sens que j’en ai besoin. Pendant que je fais le parcours une fois, Kaly le fait 3 à 4 fois, ses aller-retours continuels l’allonge d’autant. Généralement je termine ma promenade en nage. Après la douche "vite" encore un peu au bureau il y a toujours du boulot qui m’y attend. Lorsque je remonte à l’appartement je suis de nouveau trempe de transpiration, c’est moins agréable qu’après la promenade, trop de tension à la préparation de la journée de travail de demain…

     

    * * *  

     

    Grâce aux chaussures orthopédiques je marche chaque jour un peu mieux. Avec un moniteur de physio je grimpe les escaliers de l’hôpital et je parcours les sentiers du parc derrière le bâtiment, il me dit que dans peu de temps je marcherai comme avant…

    L’assistante sociale m’a dit que je devrai m’annoncer à l’AI, l’Assurance Invalidité!! Je lui dis que je ne le veux pas, que cela n'en vaut pas la peine, car dans peu de temps je travaillerai à nouveau…

    L’Assurance - invalidité!  C’est pour les invalides, je ne suis pas invalide, je suis valide, en convalescence, pas invalide…!

     

    * * * 

     

    Depuis que mon bureau à Bâle est équipé d’un lit il arrive de plus en plus souvent que j’y dors.

    Lorsque je vais à la maison j’ai l’impression d’y aller en visite, sauf qu’en visite on ne travaille pas…

     

    * * *

     

    Lors de la visite des toubibs ce matin ils m’ont dit que samedi prochain je pourrai aller à la maison pour le week-end, en visite… Je suis fou de joie, revoir la maison, Kaly, les voisins...... je n’y croyais plus tellement !

    Christiane est venue me chercher en voiture, je peux m’asseoir sur le siège de devant, ma chaise roulante est dans le coffre.

    Voici Conthey, "ma" rue "ma" maison "ma" chienne, rien n’a changé, sauf moi… Kaly fait très attention à moi, c’est comme si elle comprenait ce qui m’est arrivé, elle qui sait être une vraie brute, elle est toute douce.

     

    Je me déplace partout dans ma chaise roulante, aucun pas-de-porte n’entrave mes mouvements. Je visite chaque chambre, chaque recoin, je touche tout, hume tout. Comme cela sent bon, ça sent "à la maison", c’est bon!

     

    * * *

     

    C’est aujourd’hui, lors de la grande visite du médecin en chef, des docteurs, physiothérapeutes, logo thérapeutes et autres infirmières que la décision va tomber. La décision si je peux rentrer à la maison ou pas.

    J’ai peur… et si je dois encore rester… s’ils ont découvert quelque chose qui cloche… quelque chose qui m’oblige à rester…?

    Les voilà, ils arrivent, je les entends discuter dans le couloir.

    Il faut que j’aie l’air en forme, en pleine santé. Je dois leur montrer comme je sais bien marcher…

    Ostensiblement j’ai posé à côté de moi le livre que je suis en train de lire,

    je sais de nouveau lire, je dois donc pouvoir aller à la maison !

     

    *   *   *

     

    J’ai réussi l’examen, je suis rentré définitivement à la maison.

    J’ai retrouvé ce qui formait mon univers "avant".

    Ma femme,

    mes enfants,

    ma chienne,

    mon appartement,

    mon fauteuil,

    ma terrasse,

    mon bureau.

    Bientôt je retrouverais ma voiture, mon travail, mes clients.

    La vie reprend.

    La vie est belle ! ! !

    Je le veux!

    Je le crois…

    Je ne sais pas encore que c’est le début d’une fin !

     

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    Épilogue (provisoire)  

     

    Aujourd'hui, 25 ans après ma grande casse, je suis toujours là et heureux d'être là. Bien sûr, ma "vie" est devenue différente, mais je crois que j'ai su la remplir de manière pas trop bêbête…

    J'ai découvert l'ordinateur, créé ce bulletin, qui en est à son 53ème numéro et j'anime mon blog depuis 2005.

    Au début j'arrivais à marcher presque normalement, petit à petit ça c'est dégradé et j'ai été obligé de prendre un déambulateur, un "tintébin" comme on l'appelle par chez nous et maintenant je n'arrive plus à faire un seul pas sans cette aide.

    C'est une autre vie, mais elle continue!   

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    A quoi sert notre armée ? 53  

     

    J'aimerais bien savoir ce qui justifie un pays neutre comme la Suisse d'entretenir une armée plus grande que celles de l’Italie ou de l’Allemagne et d'avoir plus de soldats sous les drapeaux que les Pays-Bas, la Belgique, le Danemark, le Portugal et l’Autriche réunis. La défense nationale la plus chère par tête d'habitant de toute l’Europe!

    Jusqu’en 1989 nos têtes galonnées avançaient l'excuse que les méchants soviétiques allaient nous manger tout crû si nous n'avions pas une armée forte à leur opposer. Mais depuis que les régimes communistes ont disparus en Europe, cet argument ne tient plus, à moins que ce ne soit la République de San Marino avec leur éventuel député communiste qui leur fasse peur…  

    Officiellement nous dépensons chaque année plus de 5 milliards de francs pour l’armée, donc pour des prunes… Cinq milliards qui pourraient très bien être utilisés à quelque chose de plus intelligent…

    53

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    5'000'000'000 cinq milliards de francs à l'année...!

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    Guy GILBERT

     

    est né en Charentes-Maritimes, à Rochefort-sur-Mer,  le 12 septembre 1935 dans une famille ouvrière de 15 enfants.

    Sa vocation se déclare très tôt, à l’âge de treize ans, et c’est  comme séminariste qu’il accomplit son service militaire. en pleine guerre d’Algérie. Il est ordonné prêtre en 1965 et nommé vicaire à Blida en Algérie.

    Pour être proche de la population, il apprend l’arabe, comme plus tard à Paris il parlera l’argot des loubards.

    L’enfant de douze ans qui s’était réfugié chez lui, incapable de parler pendant un an - ses parents le faisaient manger dans l’assiette du chien, après le chien - oriente une seconde fois sa vie: les gosses de la rue ont besoin de quelqu’un, c’est à eux qu’il ira.

    De retour à Paris, il s’installe dans le 19ème arrondissement et aide les adolescents livrés à  eux-mêmes, les jeunes drogués et les récidivistes.

    On l’aime ou on ne l’aime pas. Ce qui53 est certain c’est que ce prêtre ne laisse pas indifférent. Le père Guy Gilbert promène ses santiags, son perfecto et sa chevelure poivre et sel partout où il peut parler de son action auprès de jeunes, des écorchés de la vie. Le prêtre des loubards est aussi connu pour un langage qui peut devenir extrêmement fleuri. L’abbé reconnaît qu’il peut être outrancier – ce sont ses termes – quand il est fatigué. Certains iront même jusqu’à dire qu’il peut avoir mauvais caractère…

    Le Père Guy Gilbert, connu pour être le "curé des loubards", a été victime d’une attaque cérébrale. Un accident de santé qui sonne comme un avertissement, confesse l’intéressé.

    L’information est passée quelque peu inaperçue. Et pour cause, l’intéressé lui-même n’a pas voulu l’éventer. Le Père Gilbert, connu pour son combat en faveur de la réinsertion de ceux qu’on qualifie grossièrement de loubards, a été victime d’un pépin de santé.

    L’attaque cérébrale dont il a été victime remonte au 7 octobre 2012. Alors qu’il revenait d’une conférence donnée à Strasbourg, le prêtre atypique s’est senti mal.53

    Guy Gilbert a alors eu le bon réflexe, à savoir se rendre dans un hôpital où on lui a diagnostiqué une attaque cérébrale. "Légère, mais inquiétante assez que pour faire examiner. On m’a rapporté que durant un quart d’heure après l’infarctus, j’ai débité du charabia."

    Le prêtre, qui a fêté son 79e anniversaire en septembre dernier, a pu rentrer chez lui il y a quelques jours. Du temps mis à profit pour le soigner. Mais aussi "pour réfléchir sur les 47 intenses années passées".

    Le prêtre va devenir "égoïste".

    53Mais que les admirateurs du sympathique personnage, se rassurent. "Je n’ai gardé aucune séquelle. Mais je vais devoir adapter mon mode de vie. Je vais désormais dormir plus tôt, au lieu de rester au travail tard dans la nuit. j’ai également réduit le nombre de cigarettes à trois par jour."

    Guy Gilbert a aussi prévenu qu’il se fera plus rare. "Vous ne me verrez plus autant à des conférences. J’ai voulu en faire trop. Je vais maintenant consacrer plus de temps à moi-même, devenir un peu égoïste."

    Guy Gilbert est parti se reposer dans sa ferme en Provence.

    Nous lui souhaitons tout de bon.

     

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    C'est un rocker avec une tignasse longue comme… enfin très longue tignasse quoi, qui va chez le coiffeur. En entrant, il demande:

    - C'est vous qui m'avez coupé les cheveux la dernières fois ? Et le coiffeur répond :

     

    - Oh ! Je ne pense pas. Ca fait seulement quatre ans que je suis installé! 

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    Gâteau aux épinards à l'Argovienne

     

    Pour plaque de 28cm de diamètre 

    250g pâte brisée

    800g épinards à petites feuilles

    2 c.à.s. d'huile de colza

    1 petit oignon coupé en petits dès

    1 gousse d'ail coupé en petits dès

    100g lard coupé en bandes

    1 c.à.s. farine

              Pour la sauce:

              2 œufs

              2dl crème

              Sel et poivre du moulin

              Noix de muscade fraîchement moulu 

     

    1) Préchauffer le four à 230°

    2) Fais étuver l'oignon, l'ail et les épinards dans l'huile de colza, incorpore la farine et laisse étuver le tout..

    3) Étends la pâte roulée dans une plaque à gâteau de 28 cm de ø

    4) Étends les épinards sur la pâte, ajoute les bandes de lard.

    5) Mélange les œufs et la crème, assaisonne et verse sur les épinards.

    6) Glisse la plaque à gâteau sur la dernière raie du four et laisse cuire 25 à 30 minutes à 230°  

     

     

    53 Suisse53

    53

          Argovie

     

     

     

    En principe il est conseillé de prendre de la farine d'épeautre pour faire la pâte à gâteau, je pense toutefois que la pâte brisée du marché s'apprête tout aussi bien.

     

    Bon appétit !  

     

     

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    Parlons un peu d'épinards53

     

    Le personnage de bande dessinée, Popeye, mange des épinards pour développer sa musculature. Est-il vrai que le fer contenu dans les épinards rend musclé? 

    C'est faux. Les muscles saillants de Popeye ne sont pas dus au fer contenu dans les épinards. En fait, leur teneur en fer est même plus faible qu’on le pensait. Un chercheur suisse, Gustav von Bunge, avait analysé la teneur en fer de 100 grammes d’épinards, qu’il avait déterminée à 35 milligrammes. Mais ce chercheur avait utilisé de la poudre d’épinards. Les feuilles fraîches, elles, contiennent dix fois moins de fer: la légende du marin musclé repose donc sur une erreur. Aujourd’hui, on sait que les épinards contiennent en fait une hormone végétale qui développe la musculature. Quoi qu’il en soit, pour être fort comme Popeye, il faudrait manger plus d’un kilo d’épinards par jour! De quoi te dégoûter à tout jamais des épinards… 

    On le pense originaire du Caucase ou de l'Afghanistan, à moins que cela ne soit de Perse: son nom, d'origine arabe, "esbanach", ou "sebanach" viendrait du persan, "ispany". Il pousse toujours à l'état spontané dans toutes ces parties du monde. Inconnu des grandes civilisations de l'antiquité gréco-romaine, l'épinard aurait été introduit en Andalousie par les arabes, peu avant l'an mille. Leurs médecins l'utilisaient pour réaliser des cataplasmes soignant les douleurs de foie ou d'estomac! Introduit enFrance au temps des Croisés, il ne fut guère estimé: on le traitait "d'herbe de carême". Il faudra attendre Catherine de Médicis, qui appréciait fort ce légume, pour53 qu'il soit cultivé réellement dans notre pays. Les préparations dites "à la Florentine" nous le rappellent. Ce légume-feuille fut vite connu pour ses vertus curatives favorisant une digestion heureuse, et reçut le surnom de "balai de l'estomac". Les médecins l'ont apprécié pendant des siècles, avant qu'il ne connaisse une promotion populaire mondiale grâce au célèbre Popeye. 

     


    Source:   www.fraichattitude.com

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    5353

     

     

     

     

     

     

    Affronter l'hiver avec l'aide de la nature

     

    La santé ce n'est pas seulement - loin de là - les toubibs et les médicaments, la santé c'est avant tout notre comportement face à la nature.    

    En hiver, les bactéries et autres virus ont plus facilement prise sur nous. Sache donc affronter ce qu'on appelle la mauvaise saison, avec les moyens que la nature t'offre.

    Parmi ces moyens il y les fruits de saison. Oui, manger des fruits peut t'aider à garder la forme et la vitalité pour lutter contre les bactéries et autres virus de l'hiver.

    Tu peux par exemple consommer les fruits suivants :

    Þ Les agrumes, oranges, mandarines, clémentines et autres citrons sont riches en vitamine C, qui est essentielle pour garder la forme et être plus résistant face aux maladies.

    Þ La banane, te permet de lutter contre la toux sèche, surtout si elle est cuite à la vapeur. Sa forte concentration en vitamine C est essentielle au bon fonctionnement du système immunitaire. En plus, elle contient de la sérotonine, également appelé hormone de la bonne humeur.

    Þ La noix est riche en vitamine E, phosphore, calcium et magnésium donc vivement recommandée à cause de ses vertus revigorantes.

    Þ Le raisin: très connu pour être le fruit du tonus et de la vitalité, il est riche en vitamines du groupe B et P, qui augmentent l’activité de la vitamine C.

    Tous les fruits sont bons pour notre santé, mais par pitié, ne te mets pas à manger des fraises, framboises et autres baies des bois en plein hiver. Non seulement ils n'ont pas de goût mais je suis persuadé qu'ils n'ont pas leur force curative naturelle, à pousser ainsi hors-saison. Quitte à me répéter je te conseille de toujours consommer, non seulement les fruits, mais également les légumes qui sont de saison. La santé t'en récompensera                                                                                                                                                              Erwin

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    Chant de départ 

     des oiseaux migrateurs

    August Heinrich Hoffmann von Fallersleben, traduction Erwin 

    Qu'ils étaient beaux, les champs et bois!53
    Et maintenant, qu'il est triste ce même monde!
    Parti le beau temps d'été
    Après le plaisir vient la peine.

    Nous ignorions l'adversité,
    Nous étions assis sous le toit de verdure
    Gais et heureux, bercés par le soleil
    Nous chantions pour tout le monde.

    Nous, pauvres oiseaux, sommes en deuil:
    Nous n'avons plus de patrie,
    Nous devons maintenant nous enfuir
    Et partir vers l'immensité de l'étranger
    .
     

     

     

     

     

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    53

     

     

       Le milan, majestueux planeur,

    au bord du Léman 

    Je t'ai déjà parlé du milan noir, ce magnifique rapace migrateur dont une colonie a choisi Le Bouveret comme quartier d'été - de mars à fin juillet.

    C'est toujours avec grand plaisir que j'observe leurs vols planés en dessus de la Maison Saine Marthe - ici photo que j'ai prise en 2013 - où je passe chaque année deux à trois semaines pour me requinquer.

    Je crois que ce sont les moines de l'Abbaye Saint-Benoît de Port-Valais dont dépend Sainte Marthe qui les nourrissent. Comme moi, les milans ont su reconnaître la bonne table du Père Benoît de la Maison Sainte Marthe…      

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    53

    53

    53

     

    53

     

    53

    La blague

    de l'avant-dernière page

    Deux ours, assis dans leur grotte en automne regardent les feuilles tomber des arbres. Lun des deux ours dit à l'autre:

    -   Une de ces années prochaines je ne vais pas hiberner, je vais rester éveillé pour regarder la tronche du type qui doit recoller toutes ces feuilles. 

     

    * * *

    Au cours de religion le curé demande:

    -   Qui peut me dire combien de temps Adam et Ève ont été au Paradis?

    -   Jusqu'en automne, répond un élève.    -   Pourquoi jusqu'en automne?

    -   Parce qu'alors les pommes sont mûres!

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    Même au Paradis 

    faut pas oublier ses papiers

     

    53Einstein arrive au Paradis, et Dieu lui demande:

    -   Nom, prénom, profession.
    -   Einstein, Albert, physicien.

    -   Il y a beaucoup de personnes qui se sont fait passer pour Albert Einstein, donc il me faut une preuve de votre véritable identité.
    -   Donnez-moi un tableau et une craie, dit Einstein et il fait la démonstration complète de la théorie de la relativité. Dieu est épaté et lui donne le droit d'accès.
    Quelque temps plus tard, Picasso se pointe et Dieu lui demande aussi:53

    -   Nom, prénom, profession ?"
    -   Picasso, Pablo, artiste. Là aussi Dieu demande une preuve d'identité.

    Picasso demande une toile et des pinceaux et refait une de ses plus belles toiles de sa période bleue. Dieu le félicite, et lui donne le droit de passage.
    Bien plus tard, George W. Bush se pointe et lui aussi est arrêté par Dieu, qui lui demande:

    53-   Nom, prénom, profession?
    -   Bush, Georges Doboliou, ex-président des États-Unis.

    -   Ok, fait Dieu, mais beaucoup de personnes se sont fait passer pour Georges W. Bush, donc comme l'ont fait Einstein et Picasso, donnez moi une preuve de votre identité. Bush le regarde avec de grands yeux et lui demande:

    -   C'est qui Einstein et Picasso?

    Et Dieu lui répond:

    -   C'est bon Georges tu peux rentrer... 

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